Réflexions à l’heure du départ, par Jean-Claude Moubarac
J’ai eu l’honneur d’occuper le poste de président de l’Association des anthropologues du Québec (AANTHQ) de 2009 jusqu’au début de 2012. Mon premier contact avec l’Association fut lors du premier Salon de l’anthropologie, organisé par la présidente de l’époque Nathalie Boucher. J’étais charmé à l’idée de pouvoir participer à l’expansion de l’Association et d’amener de nouvelles idées dans le but d’élargir la communion entre anthropologues de tous les milieux, que ce soit professionnel, collégial ou universitaire. De nombreuses idées et ambitions, ainsi que des efforts soutenus de tous les membres du comité exécutif de l’Association, nous ont permis d’accomplir plusieurs réalisations durant les trois dernières années. D’abord, deux Salons de l’anthropologie, à Montréal et à Québec, ont été fort appréciés par les participants. Nous avons entre autres organisé une table ronde pour souligner les 100 ans de Claude Lévis-Strauss, qui a témoigné avoir été touché par l’événement (sans y être présent). À noter aussi, lors du second Salon, la série de conférences originales qui portaient sur la culture sourde, à laquelle a participé un public varié, dont de nombreux membres de la communauté sourde et muette. Notre site web s’est aussi développé avec de nouvelles sections pour les membres, dont une excellente banque de mémoires et thèses mise sur pied par notre webmestre. De nouveaux projets prirent également forme, dont celui des Profils d’anthropologues, lancé à l’automne 2011, qui veut donner des éléments de réponse aux questions de nos membres et également à tout un chacun concernant la profession d’anthropologue. Enfin, dernièrement, l’Association a appuyé une journée de conférences, lors du 79e congrès de l’Association francophone pour le savoir (ACFAS), qui s’intitulait Contributions des approches anthroposociales au champ transdisciplinaire et intersectoriel de la santé mondiale.
Avec regret, j’ai demandé au comité exécutif de mettre un terme à mon mandat de président alors que je quittais Montréal pour un stage postdoctoral au Brésil. Je garde un excellent souvenir de ces années et j’aimerais remercier sincèrement les membres du comité, présent et passé, qui ont donné avec passion de leur temps et leur énergie pour que puisse vivre l’Association. Il est certain que, parfois, nous ressentions tous le sentiment de ne pas avoir pu donner davantage. Notre implication est bénévole et, en chemin, nous avions tous des engagements essentiels, que ce soit une belle naissance ou des études qui n’en finissent plus (mon cas). Il est certain que je n’aurai pas relevé personnellement le défi de voir l’Association recruter des membres et des bénévoles dans tous les départements universitaires d’anthropologie et, surtout, j’ai constaté avec regret le peu d’intérêt montré par les étudiants et les professeurs envers l’Association. Nous avons longtemps songé à la manière dont notre Association pourrait contribuer et intéresser les anthropologues, étudiants, professeurs et professionnels. Cette réflexion est toujours d’actualité et devra être poursuivie. Malgré cela, nous sommes fiers du succès qualitatif de nos activités.
L’Association est aussi importante auprès du public. Nous recevons souvent des questions et demandes. Par exemple, depuis trois ans, je donne un cours sur l’évolution humaine dans une classe du primaire à Laval. Ce cours fut demandé par un professeur à l’Association. Il fait partie d’un curriculum unique qui s’intitule Homme, d’où viens-tu? En classe, je raconte les principales étapes de l’évolution, montre des répliques d’artefacts et, surtout, réponds aux questions des élèves et discute avec eux. L’expérience est aussi enrichissante pour eux que pour moi. Récemment, un événement m’a convaincu du bienfait parfois inestimé de notre Association auprès du public et surtout des jeunes. Un intervenant nous a contactés pour demander de l’information pour un jeune inscrit dans un programme de raccrochage scolaire, qui voulait en savoir plus sur le métier d’anthropologue. J’ai proposé de rencontrer le jeune avec son superviseur. Nous avons parlé de ses interrogations sur l’anthropologie, de ses attentes et des perspectives d’avenir. À mesure que la discussion avançait, une passion s’animait dans ses yeux. Peu importe si cet étudiant deviendra anthropologue un jour, on m’a dit que cette rencontre avait été hautement bénéfique et que le jeune en avait retiré une motivation importante de poursuivre ses études. C’est vrai que l’anthropologie fait rêver, elle nous amène à réfléchir à des questions existentielles et passionnantes, ce qui intéresse hautement tout un chacun. Rappelez-vous votre premier cours sur les civilisations du monde, sur les mystères du langage, les coutumes et pratiques des peuples du monde, et les étonnants messages de la primatologie… Cette rencontre m’a fait croire que l’Association a aussi un rôle social à remplir : faire connaître la profession et répondre aux attentes, interrogations et réflexions du public, alimenter cette curiosité et cette recherche de connaissances sur l’humain. Ce type d’activités devrait être davantage exploré. Des journalistes et des gens du public nous interpellent souvent pour répondre à des questions au sujet de l’anthropologie, ils nous voient comme une porte de référence.
Le poste de président que je m’apprête à céder demande de chapeauter l’ensemble des activités de l’Association et d’assurer sa représentation à l’extérieur. Quelles seraient les qualités et expériences du futur président? Du leadership, une facilité de communication et de gestion, certes. Mais surtout une créativité et une passion sans borne pour l’anthropologie. Un désir de voir l’anthropologie prendre davantage de place au sein de la société québécoise et, pourquoi pas, servir de porte d’entrée à tous ceux et celles qui s’interrogent sur des questions d’ordre social et cherchent à entrer en communication avec des « experts ». Nous pouvons les orienter.
Je remercie tous les membres du comité exécutif et leur souhaite les meilleurs succès dans les projets à venir. Je resterai toujours proche de l’Association.
Jean-Claude Moubarac
jcmoubarac@gmail.com
Comment postuler
Nous vous invitons à faire parvenir votre curriculum vitae et une lettre de motivation à secretariat@aanthq.qc.ca, avant le 1er mai 2012. Les personnes sélectionnées seront convoquées en entrevue (via Skype) au courant du mois de mai. Le nouveau président ou la nouvelle présidente entrera en fonction à la fin du mois.
Description du poste :
Ouverture du poste de présidence.pdf
Groupe de réflexion du Centre missionnaire oblat (CMO)
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Bonjour,
Comme certains d'entre vous le savez déjà, je suis depuis août dernier agente de projets au Centre missionnaire oblat (CMO), une ONG de coopération internationale basée à Montréal. Depuis quelques semaines, nous discutons de l'idée de former un groupe de jeunes adultes qui organiseront différentes activités visant à approfondir une réflexion sur les domaines de la coopération internationale et sur l'engagement des jeunes. Vous trouverez en pièce jointe une description du projet, ainsi que les axes d'intervention du CMO.
Je vous écris donc pour vous inviter à faire partie de ce premier groupe de réflexion. Une première rencontre est prévue au courant de l'automne, mais la journée sera choisie en fonction des disponibilités de chacun.
Si vous êtes intéressés, svp m'en faire part en m'écrivant à cmoprojets@videotron.ca. Je vous invite aussi à faire circuler l'information si vous connaissez des gens qui pourraient être intéressés.
Merci à l'avance et au plaisir de vous voir dans ce groupe!
Ariane Boyer Roy
Création d'un groupe de réflexion et d'action sur l'aide internationale.pdf
Premier Congrès d’Études wendat et wyandot
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EONYWA'NDIYONHRATEHKWIH CHIA' EKWÄA'TATEHKWIH Nos esprits et nos corps sont et seront toujours présents
L’Association des anthropologues du Québec a le plaisir d'annoncer le premier Congrès d’Études wendat et wyandot, organisé dans le cadre du projet Yawenda et organisé par la Nation huronne-wendat et la société Yawendawänenh. Ce congrès se déroulera en juin 2012.
" « Le congrès vise à rassembler les chercheurs et les intervenants communautaires et académiques qui s’intéressent aux Wendat et à leurs frères Wyandot d’Oklahoma, du Kansas, du Michigan et d’ailleurs, pour prendre connaissance de ce qui se fait et se dit au sujet de l’histoire, de la culture, de la langue, des pratiques sociales et de l’affirmation des droits de ces nations. Le thème choisi pour le congrès est : « Continuités wendat et wyandot ». Les présentations chercheront en effet à montrer comment les Wendat et les Wyandot d’aujourd’hui ont su maintenir la continuité avec leurs ancêtres, tout en étant pleinement intégrés au monde contemporain. » (comité d’organisation du congrès).
Ainsi, les organisateurs de l’événement recherchent des chercheurs et des professionnels intéressés à présenter une ou des communications lors de ce congrès. Les propositions doivent être faites avant le 30 juin 2011.
Pour obtenir plus d’information : yawenda@hotmail.com
Congrès_d_études_wendat_wyandot.pdf
Deux départements québécois, d'anthropologie, célèbrent leur anniversaires de création
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De nos jours, lorsque nous portons un regard sur l’anthropologie québécoise, nous constatons que cette discipline a sut prendre sa place dans l’enseignement, sur le marché du travail et, plus largement, au sein de notre société. Bien quelle soit relativement jeune, cette discipline tend à se transformée au fil du temps, questionnant l’humanité sous toutes ses formes et ses changements.
Cette année, deux départements d’anthropologie de nos universités québécoises célèbrent ou se préparent à célébrer leur anniversaire de création. D’une part, le département d’anthropologie de l’Université Laval fête présentement son 40e (créé en 1970) et, d’autre part, le département d’anthropologie de l’Université de Montréal s’apprête à souligner en 2011 son 50e anniversaire (créé en 1961). Ces dates marquent officiellement la fondation de ces départements et il n’en demeure pas moins que l’anthropologie, au-delà des années 1960, était enseigné, généralement au travers des programmes de sociologie.
Par ce court article, je désirais rendre hommage à l’accomplissement de ces deux départements et relater brièvement leur parcours historique. Toutefois, en lisant de la documentation sur leur évolution respective, je me suis rendue vite compte que c’est une tâche ardue et ce, de par l’ampleurs des changements, des innovations et des avancements qu’ont connus au fil du temps ces deux départements. De plus et heureusement pour moi, des pages Web existent et présentent brillamment les parcours historiques de ces départements et c’est ainsi que je m’en remets aux auteurs.
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